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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par gagna le 22 mai 2017 à 18:28:00 »
Bonsoir,
LE SOIR D’ALGERIE du 22/05/2017

Actualités : PRÉSIDENCE DE L’APN
Bouteflika choisit Bouhadja
C’est finalement Saïd Bouhadja qui succédera à Larbi Ould-Khelifa à la tête de l’Assemblée populaire nationale pour la huitième législature qui démarre demain, avec l’installation officielle des députés élus le 4 mai dernier.
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Ce choix du président de la République de la candidature de cet ancien moudjahid de 79 ans, qui a piloté la liste du parti dans la wilaya de Skikda lors des dernières élections législatives, à la tête de la Chambre basse du Parlement, a été porté à la connaissance des nouveaux députés du FLN, 161, réunis, hier, à Alger, par le secrétaire général du parti.
Il met également un terme aux nombreuses supputations quant au profil du futur troisième homme de l’Etat quand certains avançaient le nom de Hadj Laïb, élu à Batna, et celui de l’ancienne ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Idalia, tête de liste du parti à Blida, ou encore Tahar Khaoua.
Une candidature qui bénéficie du soutien du RND dont s’est d’ailleurs félicité Djamel Ould-Abbès dans un point de presse animé après ce conclave des nouveaux parlementaires du parti. «Je me réjouis de la directive du secrétaire général du RND à ses députés de soutenir le candidat du FLN à la présidence de l’APN sans qu’il sache de quel candidat il s’agit», affirmait-il, allusion à la consigne de Ahmed Ouyahia aux nouveaux députés du RND de voter en faveur du candidat du FLN à la présidence de la nouvelle Assemblée populaire nationale.

Pas de conflit Ouyahia-Sellal
Un secrétaire général du RND dont son homologue du FLN dément, par ailleurs, tout différend avec le Premier ministre autour des concertations au sujet du gouvernement post-élections législatives du 4 mai dernier. «Je connais Ahmed Ouyahia depuis 1993 avec qui j’ai travaillé au sein du gouvernement. Je le dis franchement : c’est un homme d’Etat. Dire qu’il a refusé de participer aux consultations est un mensonge. Aussi bien Abdelmalek Sellal que Ahmed Ouyahia ont la culture de l’Etat qui ne peut leur permettre d’en arriver à ce stade.» Et d’affirmer que «Sellal et Ouyahia se sont rencontrés assez longuement», démentant ainsi tout refus de ce dernier de se concerter avec le Premier ministre.
Le secrétaire général du FLN a, par ailleurs, dit être «surpris» par le niet du MSP de faire partie du prochain gouvernement. Un refus qu’il dit également «regretter» lui qui soutient que le président de la République aurait aimé élargir la base du futur gouvernement au MSP, pour faire face ensemble aux défis économiques, sociaux et sécuritaires auxquels est confronté le pays d’autant plus que, selon lui, «il possède des compétences et beaucoup de cadres». Il fait part, dans ce sillage, de deux rencontres, une avec l’ancien président du mouvement islamiste Aboudjerra Soltani et la seconde remontant à trois mois de cela, avec Abderezzak Mokri en présence d’un ancien ministre du MSP. Ceci même si le secrétaire général du FLN précise que son parti et le RND ont près des deux tiers des membres de l’APN ce qui ne les contraint nullement à une alliance élargie.

Les frondeurs se «trompent»
Quant au nom du futur Premier ministre, Djamel Ould-Abbès soutient que le parti appuie le choix du président de la République qui a toutes les prérogatives en la matière. S’il reconduit Sellal, nous le soutiendrons», dit-il, avant de tomber à bras raccourcis sur les frondeurs qui viennent, une fois de plus, de se manifester, réclamant tout simplement sa tête. Pour lui, ces derniers «se trompent et pensent qu’il n’y a pas d’Etat», leur rappelant que «l’ère des pétitions est révolue au FLN». Et d’asséner, dans ce qui s’apparente à un défi à l’endroit de Mustapha Mazouzi et ses amis frondeurs : «Je partirai lorsque le Président mettra fin à mon mandat», leur conseillant de «se conformer aux statuts et au règlement intérieur du parti». Et de les interpeller, ironique : «Vous voulez des comptes, mais où étiez-vous lors de la campagne électorale ? Si vous avez des choses à dire, vous n’avez qu’à venir me voir au bureau ou les membres du bureau politique.»
M. K.
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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par gagna le 22 mai 2017 à 10:53:10 »
Bonjour,
Article paru ce jour sur le quotidien "El Watan".

Les occupants des chalets de Boumerdès s’impatientent
La promesse de relogement hypothéquée par l’austérité
Des chalets qui ont été réaffectés aux cas sociaux dans la wilaya de Boumerdes est grave               
Malgré le relogement des sinistrés, la page du séisme de 2003 qui a secoué la wilaya de Boumerdès et ses environs n’est pas encore tournée.
Quatorze ans après cette catastrophe naturelle qui a fait 1391 morts et 3444 blessés, des milliers de chalets
(10 757 exactement) sont encore visibles dans les quatre coins de la région. Annoncée à maintes reprises, l’éradication de ces habitations en préfabriqué n’est pas pour demain. «On a perdu espoir.
On ne sait plus où et quand on va être relogés», fulmine Makhlouf Terouazi (46 ans), habitant au site de Oued El Besbes, dans la commune de Bordj Menaïel. Une commune qui compte encore 1336 chalets disséminés sur six sites s’étendant sur 34 ha de terres agricoles. Chômeur de son état, Makhlouf est père de 6 enfants. Il vit depuis 14 ans dans un chalet de 36 m2. «Pas la peine de vous raconter. Je me plains à Dieu, pas aux hommes. Une chose est sûre, personne ne se soucie de nous et de nos conditions de vie», marmonne-t-il. Son voisin, Belhout Ali (40 ans), lui, résume le calvaire qu’il endure dans les chalets en quelques mots. «La durée de vie de ces chalets est dépassée. Le mien est devenu inhabitable. Les eaux de pluie rentrent de partout. La plateforme s’est affaissée. En été, il devient comme un four et en hiver on dirait qu’on est dans un frigo», relate-t-il. Ici, celui qui n’a pas contracté l’asthme est devenu diabétique à cause du stress et de la malvie, dit-il.
Une bombe à retardement
L’histoire des chalets remonte aux premiers mois précédant le séisme. Juste après cette catastrophe et afin d’éviter aux sinistrés de passer l’hiver dans des tentes, l’Etat a réalisé 14 917 chalets à travers 95 sites s’étendant sur des surfaces qui devaient recevoir des projets d’équipements publics et touristiques. Après le relogement des sinistrés dans des appartements en dur, les chalets ont été réaffectés pour des cas sociaux. Mais ces opérations de distribution ont été entachées d’énormes irrégularités. Les chalets ont fait l’objet d’un vaste trafic impliquant des élus et des cadres de l’administration. Aujourd’hui, il est difficile de distinguer les vrais des faux bénéficiares. Agissant chacun selon sa propre stratégie, les walis qui se sont succédé à la tête de la wilaya ont brillé par une gestion catastrophique du dossier. Le manque de vision des uns conjuguée au laxisme des autres ont fini par créer une bombe à retardement.
Les chalets ne sont plus ceux de 2003. Les sites les abritant n’ont rien à envier aux bidonvilles et où se côtoient tous les maux de la société. Attendues avec impatience, les opérations de démantèlement menées jusque-là ont fait beaucoup de mécontents. Le directeur de l’OPGI, Omar Moualhi, fait état de 4160 chalets (28%) qui ont été démantelés. «Depuis le 26 décembre dernier, nous avons mené 10 opération de relogement. Celles-ci ont profité à 1823 familles dont 1278 occupaient des chalets. Aujourd’hui, dimanche, nous allons reloger 500 familles à Bordj Menaïel», a-t-il indiqué. Les opérations de démantèlement des chalets ont touché 50 sites, mais seuls six ont été éradiqués dans leur totalité. Les 44 autres sites offrent un décor apocalyptique avec des carcasses de chalets démolis, des routes dégradées, des fuites d’eau usées et des amas de détritus ça et là. C’est le cas à Naciria, Ouled Haddadj, ou encore au niveau des localités de Sahel, Sablière et Figuier, dans la commune de Boumerdès, etc.
Pas d’argent, pas de logements
Cette dernière commune compte 1783 chalets répartis sur 13 sites dont la plupart devait recevoir des projets touristiques. Les pouvoirs publics y ont éradiqué 688 chalets depuis 2013, alors que 47 ont été endommagés et saccagés. A Boudouaou, seuls 239 chalets ont été démantelés sur les 1038 qui y ont été réalisés au lendemain du séisme. A Zemmouri, une localité durement touchée par la catastrophe naturelle, on compte encore 1645 habitations en préfabriqué qui rappellent les tristes souvenirs d’une période très douloureuse. Les programmes d’habitat destinés pour le relogement des occupants de ces lieux de cache-misère avancent très lentement à cause du manque de crédits de payement. Le nouveau wali, Madani Fouatih, a fait de la question de l’éradication de ces habitations son cheval de bataille. Il a promis que pas un seul chalet ne subsistera à travers la wilaya à la fin 2017. Mais la chute des prix du pétrole aura tout chamboulé, incitant le gouvernement à geler un projet de 8000 logements promis en 2012 au profit de la wilaya.
Ainsi, sur les 12 000 logements prévus à cet effet, seuls 4000 sont en cours de réalisation dont 1500 à Bordj Menaïel, 1000 à Boudouaou, 1000 à Boumerdès et 500 à Dellys. Pis, on a appris que les entreprises engagées n’ont pas été payées depuis janvier dernier. L’Etat doit à la seule entreprise chinoise Cedy 2700 millions de dinars. «Le ministre a déclaré à maintes reprises que les projets d’habitat ne sont pas touchés par le gel ; maintenant, soit il a menti, soit la question dépasse ses prérogatives», déduit Bachir, un père de famille habitant au site Vachy, à la sortie sud de la ville de Bordj Menaïel. Un site qui se bidonvillise de jour en jour à cause de la prolifération des bâtisses illicites, la propagation de fléaux sociaux, la détérioration du cadre de vie et l’absence d’infrastructures de base.
De nouvelles cités sans équipements
Outre la bétonisation accélérée des terres agricoles, de nombreuses cités d’habitation livrées après le séisme de 2013 ne sont pas dotées de structures de base. Cela a été constaté à travers de nombreuses communes de la wilaya. De nouveaux pôles urbains ont pris forme dans les communes de Bordj Menaïel, Boudouaou, Boumerdès, Khemis El Khechna, mais on n’y a réalisé aucune structure publique. Les conséquences de cette urbanisation anarchique due au non-respect des plans d’occupation du sol seront très difficiles à gérer à l’avenir. Généralement, on attend souvent à ce qu’il y ait des actions de protestation des résidants pour penser à les doter en structures nécessaires, telles que les écoles primaires, la salle de soins, l’aire de jeux, les annexes d’état civil, etc. Selon nos sources, la wilaya connaît un déficit de 424 classes dans les trois paliers. Selon les prévisions du PATW, l’Etat doit y construire 147 nouvelles écoles primaires, 46 CEM et 21 lycées d’ici 2030. Cependant, l’urgence est de remplacer les classes en préfabriqué dont le nombre avoisine les 800 à travers la wilaya.
Le directeur de l’OPGI parle de plus de 8300 logements qui seront distribués avant la fin de l’année, dont 1200 à Bordj Menaïel, 1000 à Boudouaou, 1000 à Boumerdès, 500 à Dellys, 400 à Corso, etc. Ces programmes ne sont pas destinés exclusivement aux occupants des chalets, mais aux cas sociaux et seront distribués selon l’ordre de mérite. Cependant, aucune infrastructure n’est en cours de réalisation sur les sites abritant ces projets. Pis encore, certains programmes sont achevés depuis plusieurs mois, mais leur distribution a été ajournée en raison des retards mis par la direction de l’urbanisme pour effectuer les aménagements extérieurs et les raccorder aux réseaux de voirie, d’assainissement, d’eau et d’électricité. 
 

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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par Ouldstif le 17 mai 2017 à 18:21:35 »
Bonjour, mon ami Gagna !
Merci pour cette analyse de notre cher Ferhat Abbès qui fut écarté du pouvoir après avoir tant donné à notre Belle Algérie.
Ce qu'il disait-là est juste et on le vit à l'heure actuelle  !
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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par gagna le 15 mai 2017 à 20:42:23 »
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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par gagna le 15 mai 2017 à 10:34:54 »
Reportage, Gare routière de Blida : Anarchie, saleté et commerce parallèle
Le commerce parallèle un facteur aggravant

 Si Blida a pu, dernièrement, restituer son surnom de «ville des Roses», grâce à de multiples actions de nettoyage et d’embellissement, elle demeure, à ce jour, dépourvue d’une gare routière digne de ce nom,  un manque constituant une tache à ce tableau idyllique, nécessitant une intervention urgente de la part des autorités locales.

En effet, le visiteur de la ville de Blida est confronté à un véritable paradoxe : d'un côté une belle ville respirant la beauté et la propreté, au point de constituer un modèle à suivre à l’échelle nationale, et, de l’autre, une gare routière malheureusement loin des critères des autres gares modernes du pays.
Un petit tour à cette gare provisoire, mitoyenne au marché Kessab fortement fréquenté par des citoyens de tous bords, suffit pour faire le constat de la situation catastrophique de cette structure, qui fait croire au visiteur qu’il a été subitement projeté dans l’une des wilayas les plus déshéritées du pays.
L’anarchie et la saleté constituent, en effet, les éléments saillants du  paysage général de cette gare qui, pour ne pas gâcher le reste, est fait de  disputes quotidiennes entre les chauffeurs de bus concernant les durées de  stationnement de chacun d’eux, a-t-on constaté.
Des voyageurs, résidants et visiteurs, venus de différentes régions du  pays, rencontrés sur place par l’APS, ne se sont pas fait prier pour  exprimer leur mécontentement à l’égard de la situation désastreuse de cette gare s’étendant sur une surface de 3 hectares, qui est, selon leur expression, dénuée des conditions nécessaires aux voyageurs, notamment des restaurants, des salles d’eau et des abris bus pour les protéger de la pluie et des chaleurs estivales, ont-il déploré.
En visite pour la première fois à Blida, une dame venue d’Oran, en compagnie de son mari et de ses enfants, s’est dit "choquée" par l’état de cette gare abritée par la Ville des roses, muse des artistes et poètes, a-t-elle ajouté, visiblement très irritée, fatigue oblige,  de l’absence notamment de bancs pour se reposer et de structures pour se restaurer.

Le commerce parallèle un facteur aggravant

 Il n’est un secret pour personne que la situation dégradée de cette structure publique, mitoyenne au marché Kessab, accueillant quotidiennement des centaines de chalands de tout le pays, est fortement aggravée par le commerce parallèle pratiqué sur une grande surface de cette gare, squattée par des vendeurs de l’informel, à l’origine des tas de détritus de toutes sortes, qu’ils laissent quotidiennement derrière eux, en fin de journée.
Contacté à ce sujet, le directeur du commerce de la wilaya, Djamel Abed, a fait part de la mise au point actuellement d’un plan, en vue de l’éradication de ce marché parallèle, considéré comme le plus grand de la wilaya.
L’entame de la mise en œuvre de ce plan sera lancée dès la fermeture de cette gare, programmée avec l’entrée en exploitation de la nouvelle gare routière, en réalisation à la cité Ramoul de Blida, a-t-il fait savoir.
M. Abed a, néanmoins, souligné la difficulté d’évacuer des vendeurs de ce  lieu, au vu de leur nombre considérable et de leur "ancienneté", d’où l’impératif, pour lui, d’un plan d’action  rigoureux prévoyant notamment l’affectation de locaux commerciaux aux vendeurs évacués.

Des problèmes techniques à l’ origine du retard

 Selon le directeur des transports de la wilaya, Idir Ramdane Cherif, le projet de réalisation de la nouvelle gare routière de Blida, en chantier depuis 2013, a atteint un taux d’avancement estimé à 85%, imputant son retard à des motifs techniques et administratifs.
Il a, toutefois, fait part d’efforts en vue de remédier à cette situation et de livrer le projet dans les plus brefs délais, d’autant plus, a-t-il ajouté, que l’actuelle gare est dénuée des moindres conditions assurées par une gare moderne digne de ce nom.
Le responsable a fait part, à cet effet, du versement de la première tranche financière du projet à l’entreprise en charge, dans l’attente du règlement progressif des tranches restantes, a-t-il dit, en vue de livrer  le projet, dans les plus brefs délais, et d’assurer son ouverture au courant de cette année, sans pour autant fixer une date pour ce faire.
Selon les informations fournies par M. Cherif, la nouvelle gare de Blida s’étend sur une surface de 60.000 m2. Elle a été conçue pour accueillir un volume quotidien de plus de 20.000 voyageurs et de 700 bus de différentes wilayas du pays.
La structure dispose de toutes les commodités modernes nécessaires pour assurer le bien-être des voyageurs, dont des restaurants, des guichets pour la vente des tickets, des espaces de repos, outre sa dotation en caméras de surveillance pour assurer la sécurité.
Mais dans l’attente de la mise en service de cette nouvelle structure, les usagers de l’actuelle gare continueront à galérer.
(APS)
 
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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par Ouldstif le 14 mai 2017 à 00:39:43 »
Bonsoir, Gagna !
Merci pour ce récit !
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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par gagna le 13 mai 2017 à 13:01:41 »
Bonjour,
Le Soir d'Algérie de ce jour:

Soirmagazine : C’est ma vie. Un parcours périlleux

Par Belaid Mokhtar
J’ai pu enfin obtenir un visa pour me rendre en France. Il a fallu attendre longtemps avant de décrocher ce fameux sésame.
Comme j’habite à Béjaïa et que mon vol était prévu pour 11h30, j’ai loué une voiture et demandé à mon ami Hamou de me conduire à l’aéroport de la capitale.
Afin de mettre toutes les chances de mon côté et voulant éviter toute mauvaise surprise, nous avons pris le départ à 3h du matin, pensant que 8 heures 30 minutes me suffisaient largement pour parcourir les 250 km qui séparent les deux villes côtières. Mais c’était une utopie.
Nous avons donc démarré à l’aube d’une nuit sans lune, il faisait très sombre et pour couronner le tout, la neige s’était mise à tomber à gros flocons, ce qui n’arrive à Béjaïa qu’une fois tous les 10 ans ! La ville s’était revêtue d’un manteau blanc, le thermomètre était descendu en dessous de zéro, on était frigorifiés malgré les énormes couches de vêtements qu’on avait sur le dos.
Nous roulions prudemment et très lentement. Arrivés à l’entrée d’El-Kseur, une petite ville située à une vingtaine de kilomètres, nous sommes arrêtés par un barrage dressé par des gens en colère, pour le motif qu’ils n’ont pas été approvisionnés en bobonnes de gaz butane. Les barrages routiers sont fréquents à travers notre wilaya. Plusieurs véhicules étaient garés des deux côtés de la chaussée, camions de gros tonnage, voitures, bus de transport, etc.
Le chef de cette rébellion nous narguait, ses compagnons réunis autour d’un feu le regardaient fièrement nous apostropher en bombant le torse, à croire que nous étions responsables de tous ses malheurs. On a essayé de le raisonner en lui disant que nous compatissons, il n’a rien voulu entendre, pas de gaz, pas de passage.
Nous sommes devenus les otages de son chantage, lui se considérait comme un justicier volant au secours des habitants de sa région restés sans chauffage en plein mois de février et nous, les usagers de la route, étions ses ennemis, bons à servir de monnaie d’échange contre des bonbonnes de gaz.
Le blocage des axes routiers à travers toute la wilaya est devenu une sorte de gangrène qui a contaminé l’ensemble des entrées et sorties de la ville. La revendication est légitime, mais ne faudrait-il pas trouver d’autres moyens de protestations qui ne bafouent pas les droits des usagers de la route ?
Hamou et moi étions obligés de retourner à Béjaïa, nous nous sommes rendus à la gare routière afin d’avoir des informations, là on nous a expliqué que certains bus avait pu contourner le barrage par des petites routes. Mon compagnon de voyage connaissait lui aussi un détour, il fallait passer par Takerietz, un petit village situé sur une très haute montagne.
Nous avons décidé de tenter notre chance sur ce nouvel itinéraire.
La pente à gravir est vertigineuse. Plus nous avancions, plus elle se raidissait. Ajouter à cela les gros flocons de neige qui tombaient du ciel, à croire qu’on était en Alaska, on ne distinguait plus la chaussée, ne contrôlait plus la voiture. Nous avons décidé une nouvelle fois de capituler, de revenir à notre point de départ, on avait même eu l’idée saugrenue de vouloir passer par Sétif, mais l’on nous a conseillé de ne pas tenter cette hasardeuse trajectoire : «Si ici à Béjaïa il fait aussi froid, c’est que là-bas ça doit être carrément la Sibérie !» J’étais enfin résigné, j’ai baissé les bras et demandé à mon ami de me ramener à la maison. Tant pis pour la location de la voiture, le billet d’avion et ce voyage en France tant attendu.
«Pourquoi ne tenterons-nous pas notre chance par El-Kseur à nouveau ?» m’a proposé Hamou. J’ai accepté de le suivre dans cette dernière tentative.
Arrivés sur les lieux du barrage, bonne surprise : plus personne, la voie est libre.
Le camion qui devait les ravitailler en bonbonnes de gaz était enfin arrivé !
Nous revoilà sur la route, mais notre joie fut de courte durée : un automobiliste roulant en sens inverse s’est arrêté à notre niveau pour nous avertir qu’un autre barrage impossible à franchir était dressé à l’entrée de Sidi Aïch pour les mêmes exigences qu’à El-Kseur et qu’il valait mieux que nous rebroussions chemin. Têtus, nous n’avons pas voulu l’écouter. Deuxième coup de bol : les fameuses bonbonnes de gaz sont arrivées quelques minutes avant nous, le blocus était levé, on a donc pu passer de justesse, il ne restait que des pneus fumants sur le bas côté de la chaussée pour nous indiquer le lieu exact du barrage. Nous croyions être enfin à l’abri des mauvaises surprises, mais cette fois- ci c’est Dame Nature qui va ralentir notre progression à Bouira.
Il m’était impossible de reconnaître cette ville, que j’ai visitée à maintes reprises. Tout était recouvert d’un énorme manteau blanc, la route, les maisons, les arbres, nous n’avancions plus qu’a 10 km/heure sur une chaussée devenue une véritable patinoire. Cette fois-ci, aucun espoir d’arriver à temps à l’aéroport.
Il était 11h30 quand, enfin, nous avons terminé notre périlleux périple, troisième et merveilleux cadeau du ciel : l’avion était encore cloué au sol, il avait fait du retard à cause du mauvais temps,
Pour une fois j’ai remercié Air Algérie ! J’ai donc pu enregistrer mes bagages et prendre le vol, après plus de 8 heures de route.

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Discussions générales / Re : LA TRIBUNE,....POUR TOUTES ET POUR TOUS,
« Dernier message par Ouldstif le 11 mai 2017 à 10:52:23 »
Bonjour, Gagna et merci infiniment  pour le rappel de ce beau film qui a eu un immense succès dès sa première diffusion du fait qu'il mettait en exergue les bêtises de ceux qui croyaient - et croient toujours- qu'il est facile de leurrer un peuple en le poussant à leur faire confiance dans l'unique but d'être élus avant de l'abandonner à son triste sort, une vraie TRAHISON qui ne dit pas son nom. A mon tour de t'inviter à suivre l'histoire d'un HOMME hors du commun, un altruiste, qui pense fort à l'ALGERIE

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