Azziz Abbès : « Il nous faut un troisième souffle au CA Bordj Bou-Arreridj »

, par  Safa Kawthar B., La Nouvelle République , popularité : 1%

Depuis que Azziz Abbès
a repris les rênes du staff
technique, le CA Bordj
Bou-Arreridj n’a pas cessé
de surprendre et de faire
parler de lui. Ce club bordjien
avait retrouvé son sourire,
sa fraîcheur et sa
haute teneur. Il a retrouvé
une parfaite synergie. Les
joueurs ont acquis des qualités
techniques supérieures.
Plusieurs équipes
bien réputées, étaient forcées
à s’incliner devant les
amis de Hachoud qui ont
déjà goûté à la saveur des
victoires

Depuis quelques temps, le CABBA
a perdu l’admiration de beaucoup
de spectateurs. Alors, pour approcher
et donner aux fans du
football bordjien plus de détails et
d’informations sur le secret de la
réussite continue de ce club, le
journal La Nouvelle République
est allé au stade 20-Août-1955 de
Bordj Bou-Arreridj, lors d’une
séance d’entraînement, rencontrer
ce coach modeste, très aimé
et respecté par le public bodjien.
Et c’est dans un cadre amical très
agréable qu’il a accepté de nous
répondre.

LNR : Beaucoup de personnes
surtout celles qui habitent loin
de Bordj Bou-Arreridj ne
connaissent rien ou peu sur
vous. Pourriez-vous vous
présenter au public et lui tracer
brièvement votre parcours
sportif avant votre arrivée au
CABBA ?


Azziz Abbès : J’ai 46 ans, je suis
marié et père de quatre enfants. Je
suis né à Bordj Bou-Arreridj. Je
suis au CABBA depuis janvier
1989 comme entraîneur. J’y ai été
joueur durant plus de 10 ans. J’ai
fait mes études supérieures à
l’ISTS d’Alger. J’ai un diplôme en
sport, spécialité football. Ma première
expérience fut avec la JSBM
pendant la saison 2000.

Comment vous définiriez-vous
en tant qu’entraîneur ?

Pour moi, la tactique et la psychologie
sont deux éléments sur
lesquels j’insiste. J’essaie aussi
de maintenir l’équilibre psychologique
et sentimental du joueur.
C’est quelque chose de très important
sur un terrain.

Quelles sont vos impressions
sur l’équipe du CABBA ?

L’équipe est équilibrée parce
qu’elle a des joueurs anciens, de
grandes qualités et des jeunes talents
à venir. L’équipe a aussi un
très bon état d’esprit, une culture
du club et une énorme envie de
progresser.

Les supporters ?

Les supporters m’ont montré une
grande affection. Et j’avoue que
pour la première fois de ma carrière,
je ressens une vraie communion
affective avec ce public
bordjien qui aime son club.

Les piques assiettes ?

Je dirais que chacun doit se regarder
dans une glace et sans juger
personne. Je regrette que certaines
personnes se servent du
club au lieu de le servir.

Dans quel secteur le CABBA
doit-il progresser ?

Ce qui devrait absolument s’améliorer,
c’est le mental et l’organisationnel.
Dès qu’on est bien dans la
tête, on fait de bons résultats sur
les plans techniques et tactiques.
A l’entraînement, ces qualités paraissent
évidentes. Seulement,
après il y a un travail psychologique
à mener. Il faut rester
concentré en permanence, c’est
ce qu’on doit améliorer.

Quels sont vos ambitions et vos
projets pour que cette équipe
s’illustre davantage ?

Mes ambitions sont que le club
grandisse au travers des résultats
positifs, mais aussi par le développement
inévitable et indispensable
de nos structures et de
nos infrastructures.

Etes-vous capable de rendre
au CABBA son passé
footballistique glorieux ?

Je ne pense pas que je suis capable
de lui rendre son lustre. Par
contre, je ferai le maximum avec
tout mon staff pour avancer dans
le projet technique que nous
avons élaboré.

Avec les trois points
de victoire, l’équipe peut se
retrouver dans le peloton
du classement ?

C’est certain, c’est vrai que d’une
journée à l’autre, les positions
sont très fluctuantes. Mais on ne
peut pas se permettre de laisser
filer trop souvent de points. Les
écarts entre les équipes sont très
réduits et le CABBA a laissé
quelques occasions de récolter
des points surtout à domicile, et
dernièrement contre la JSMB.
Alors dès la reprise et dans un
contexte assez particulier,
l’équipe retrouvera cette réussite,
tant attendue. A condition qu’on
nous laisse travailler.

Ce manque de réussite, influet-
il justement sur les rapports à
l’intérieur du groupe ?

A vrai dire, l’ambiance n’est pas si
mauvaise, ce qu’il faut maintenant,
c’est un déclic pour que le
groupe puisse réellement se transcender
et rejouer son véritable
jeu.
Il faut juste réajuster le tir et la
complicité de tout le monde.

Bien, maintenant, qu’attendezvous
du public bordjien qui
vous aime et qui vous respecte ?

Je n’attends qu’une chose, c’est
qu’il continue d’encourager nos
joueurs et défendre nos couleurs.
L’équipe a besoin de tout le monde.

Propos recueillis par S-K.B

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria