Le bon mot à la bonne place

, par  Admin , popularité : 2%


[texte]
Hier - a dit le maître - ils ont tué un homme de la police.

C’était le pére de deux enfants !

Père, pourquoi [trou]l’homme[texte] tue-t-il [trou]l’homme[texte] ?

La [trou]terre[texte] est trop petite pour suffire à tous les hommes ?

Qu’est ce que l’homme ?

Père, l’homme, qu’est-ce que c’est ?

Demain -a dit le maître- on étudie les droits de l’homme !

Père, Dieu -a dit le maître- a créé l’homme ;

il lui a donné le pouvoir de s’exprimer.

Qui a donné à l’homme le pouvoir de [trou]tuer[texte] ?

Père,

un camarade vient à l’école en voiture de luxe,

il intimide le [trou]maître[texte], et les enfants le craignent.

Le père du gamin -a dit le maître- est un homme haut

placé !

Père, pourquoi l’homme a-t-il peur de l’homme ?

Père, la [trou]femme[texte] est-elle un être humain ?

La [trou]femme[texte] -a dit le cheikh de la mosquée- est un [trou]démon[texte] !

Mon fils,

intelligence et conscience sont le [trou]propre[texte] de l’homme.

L’homme ne [trou]tue[texte] pas son frère

et n’a pas [trou]peur[texte] de lui.

L’homme aime son frère,

même d’un autre avis ou d’un autre pays.

Mon fils, la terre n’est ni grande ni petite, mais à la mesure de l’esprit de l’homme.

Mon fils, la femme est une [trou]patrie[texte], la matrice des patries !

Mon fils, quand triomphe l’obscurantisme,

l’homme ne se distingue plus du démon, ni l’ignorance de la connaissance,

ni la [trou]foi[texte] de l’impiété,

ni le [trou]mensonge[texte] de la cécité,

ni la [trou]justice[texte] de la tyrannie.

L’homme perd le sens de l’homme.

Abdelhamid Benhedouga, Alger, le 08 septembre 1992.

Traduction : Marcel Bois

Extrait : Revue Algérie 2003.

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