Manque criant d’infrastructures sportives

, popularité : 1%

Le wali de Bordj Bou-Arréridj, Azzedine Mecheri, n’a pas hésité à qualifier le secteur de “malade”, mais assure qu’il va tout faire pour le redresser.

Bordj Bou-Arréridj, considérée comme l’une des principales wilayas de sport d’Algérie, au regard des performances de ses équipes (football, volley-ball, handball, athlétisme, sports de combat…) et de ses clubs dans les différentes compétitions nationales et internationales, souffre paradoxalement d’un manque criant d’infrastructures sportives. En effet, plusieurs quartiers de la ville ne sont pas dotés d’aires de jeu. C’est donc en toute logique que les jeunes sportifs investissent les jardins, les parkings et tout ce qui peut ressembler à un terrain vague et même certaines rues, carrément bloquées à la circulation, pour laisser libre cours à leur envie de jouer au football. Pour permettre aux nations de développer le secteur sportif, des infrastructures adaptées sont primordiales, des investissements réguliers sont nécessaires à la construction et la maintenance de ces infrastructures, et la gestion et l’animation des espaces dédiés au sport doivent faire partie de la stratégie des pouvoirs publics. Ces ingrédients réunis peuvent hisser le sport en tant que vecteur important de développement social et économique. Or, à Bordj Bou-Arréridj, ces critères font défaut. Il n’existe que deux stades, toujours occupés. Ils ne peuvent pas contenir tous ces jeunes, férus de sport en général, de football en particulier. De petits espaces de jeu, notamment dans les quartiers populaires, avec les stades des anciens matico en béton, ne peuvent résoudre le manque cruel d’installations sportives. Aussi, pour les salles couvertes et les piscines, de nombreux citoyens regrettent qu’elles soient fermées, et la seule qui est en fonction ne peut satisfaire la demande croissante.
Même constat pour les maticos de proximité, ces nouveau-nés dont le gouvernement a annoncé le lancement en grande pompe il y a quelques années. “Quelque temps après leur lancement, on remarque plusieurs soucis de maintenance et d’équipement”, déclare un habitant de la cité 1008-Logements. Il en existe actuellement une dizaine et se composent d’un terrain multisports. Mais il y a des problèmes récurrents de maintenance des installations et surtout du terrain en béton que les sportifs évitent pour échapper aux blessures. Dans ce sillage, le wali de Bordj Bou-Arréridj, Azzedine Mecheri, n’a pas hésité à qualifier le secteur de “malade”, mais assure qu’il va tout faire pour le redresser. “C’est vrai que Bordj Bou-Arréridj manque d’infrastructures sportives. à mon arrivée en 2010, nous avions beaucoup de difficultés à organiser des compétitions, que ce soit en sports collectifs ou en sports individuels. Ceci est une de nos préoccupations et ça fait partie des projets ambitieux que nous avons. Petit à petit, avec l’appui des partenaires, nous espérons faire construire des infrastructures sportives de standard international”, a souligné le wali.
Il a saisi l’occasion pour annoncer que Bordj Bou-Arréridj dispose d’un projet ambitieux en termes de construction d’infrastructures sportives, susceptible d’être mis en œuvre dans les prochains mois. “14 opérations de couverture des terrains de sport en tartan de dernière génération, enregistrement d’un nouveau stade de 20 000 places et d’une salle omnisports d’une capacité de 3000 places”, a tenu à préciser à titre d’exemple M. Mecheri.

Chabane Bouarissa

Liberté

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria