Zoom sur l’investissement

, par  layachi salaheddine , popularité : 4%

Une journée d’étude et d’information portant le thème de l’investissement PME/PMI a été organisée par la wilaya, le 11 janvier à la salle Bachir-Brahimi à l’université El Anasser.
Le wali, des directeurs de l’exécutif, une centaine d’opérateurs économiques, les professeurs de l’université, étudiants, et un nombreux publics extra université sont venus assister au débat. Dans son allocution, le wali a rassuré les investisseurs de l’importance de l’investissement privé, et se dit disponible pour apporter l’aide nécessaire, notamment l’allégement des procédures administratives, et l’accompagnement financier.

En effet, le tissu industriel (agroalimentaire, l’électronique et le matériau de construction) au niveau du chef-lieu de wilaya possède une zone industrielle d’une superficie de 179 hectares et compte plus de 180 entreprises , à son actif 11 718 salariés.

La zone industrielle de Mehchta-Fatima est de 382 hectares, dont 218 hectares ont été attribués pour la réalisation de 188 projets d’unités de production et de service, le nombre de création d’emploi selon les statistiques de la wilaya est de 9 571. La daïra de Ras-El-Oued dispose d’une zone industrielle de 134 hectares, 34 lots ont été attribués et représentent 33 projets d’investissement dont la création d’emploi serait de 1 662 travailleurs.

Les statistiques ont ressorti que sur 169 456 demandes d’emploi, 68 065 ont eu un avis favorable pour un emploi. Les communes aussi ont leurs parcelles de terrains destinés à accueillir de futurs investisseurs. Il s’agit de : El Euch zone d’activité de 99 hectares en vue d’un investissement d’un pôle pharmaceutique de 80 projets, création d’emploi en perspective 2 200 dans un avenir très proche, et 7 546 travailleurs à la fin de la réalisation des projets en question. Mansourah zone d’activité de 160 hectares, 18 lots attribués, perspective d’emploi de 2 600 travailleurs. El Mehir zone industrielle de 101 hectares, emploi en perspective 1 500, actuellement en négociation avec le groupe Sovac. Sidi-Embarek, Elachir, Aïn- Tagrout, Ouled-Braham, Birkasdali, El Euch, Bordj-Ghedir : 232 hectares seront à l’avenir dégagés au profit des investisseurs, une fois l’accord du ministère de l’Agriculture pour le déclassement des terrains en question. Medjana 13 hectares ont été attribués aux investisseurs en vue d’une extension de leurs activités.

Pour leur part, de nombreux investisseurs se plaignent de la bureaucratie des banques qu’ils considèrent comme clientélistes, des crédits d’exploitation sont accordés avec beaucoup de retard, ne parlons pas des nouveaux investisseurs, qui rencontrent des problèmes incommensurables. Les banques, disent-ils, doivent accompagner l’investissement avec célérité et dans un délai raisonnable.

Pour ce qui est de l’extension des terrains pour les unités de production existantes, des opérateurs économiques se plaignent des délais trop longs, la période d’attente est de 1 à 2 années pour que les services de la wilaya daignent répondre par un avis favorable ou défavorable. D’autres opérateurs économiques se demandent pourquoi il existe en cette période de crise économique des importateurs, ces derniers ne créent pas d’emplois, souvent, ils ont juste un garage qui leur sert de bureau et d’entrepôt. Des opérateurs du BTP posent le problème des retards de plus de 7 mois d’attente et d’une augmentation de 30% pour acquérir des engins, grues, tracteurs, camions, etc. Ils dénoncent aussi l’augmentation par le groupe Eveco de 1 500 dinars sur une tonne d’acier, du ciment dont le prix du sac de 50 kg est passé de 250 à 1 000 DA que l’on trouve uniquement sur le marché parallèle.

Les opérateurs économiques de la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj payent en matière de charges fiscales et parafiscales plus de 250 milliards de centimes, chaque année. En tout état de cause, la relance économique passe par une révision fiscale revue à la baisse, afin que les investisseurs créent d’autres unités de production et de facto de l’emploi.

L’année 2016 s’annonce sous de sombres auspices pour les investisseurs, qui sont pris dans une spirale inflationniste due à la chute du prix du baril de pétrole. Il convient de se poser la question pourquoi nous sommes confrontés à une menace de crise économique. Parce qu’en haut lieu, des erreurs ont été commises, et que la vision économique était erronée. La raison de l’économie a été façonnée par ceux qui la pensent, la crise est donc aussi une crise de la représentation, ceux qui sont chargés de façonner le cadre intellectuel de l’économie n’ont rien vu venir. Au final, Albert Einstein a eu raison de dire : « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés ».

Layachi Salah Eddine
Le Soir d’Algérie

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria