Bordj Bou Arréridj : une nouvelle ville industrielle intégrée

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Depuis 1999, l’investissement privé à Bordj Bou-Arréridj est roi. Les autorités de la wilaya, partant du fait de la stabilité du cadre macro-économique que connaît le pays depuis quelques années et du rythme intense des investissements publics et privés, accompagnent ces résultats indéniables pour l’économie nationale par la séduction des promoteurs et des investisseurs à s’installer dans la région en leur offrant les meilleures garanties possibles, l’allégement des procédures administratives avec des facilités fiscales, financières et bien sûr l’octroi d’assiettes de terrain. Des engagements, que M. Kadid Abderrahmane, wali de Bordj Bou-Arréridj ne cesse de renouveler et d’exiger un investissement industriel productif générateur de postes de travail. Ainsi, et dans le cadre de l’assainissement du foncier industriel, le chef de l’exécutif de la wilaya a ordonné tout dernièrement à l’ensemble des services concernés de procéder à la récupération de 30 lots occupés dans le cadre du Calpi par des personnes qui refusent d’investir selon le cahier des charges. Des terrains se trouvent à l’intérieur de la zone industrielle implantée dans la commune de Bordj Bou-Arréridj. Celle-ci s’étend sur une superficie de 200 ha et renferme plus de 145 sites, dont 120 entreprises industrielles installées et fonctionnelles à plein temps. En plus de l’électronique qui constitue par excellence la nouvelle vocation de la capitale des Bibans avec des marques de renommée internationale (Philips Samsung-Copder-Crister) de la transformation et de l’usinage du plastique, des matériaux de construction du papier d’emballage dans toutes ses qualités, genres et formes, des textiles et de bien d’autres créneaux, le secteur privé économique à travers la wilaya de Bordj Bou-Arréridj s’est également orienté vers la spécialisation dans l’industrie agroalimentaire. 10 semouleries ont vu le jour, tandis que d’autres créneaux se sont développés, notamment les minilaiteries, les biscuiteries, les limonaderies et la production de l’aliment du bétail. Il convient de signaler aussi que le portefeuille industriel de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, en plus de la zone industrielle de la commune du chef-lieu de wilaya, s’étend sur 13 autres zones d’activités à travers les grandes agglomérations, alors que 17 zones d’activités sont sur le point d’être finalisées. Par ailleurs et dans le cadre du processus de réhabilitation des zones industrielles décidé par le gouvernement, celle de Bordj Bou-Arréridj a bénéficié d’une enveloppe de 13 milliards de centimes.

Il est question de travaux d’assainissement, de voirie, d’éclairage, d’AEP, de plus de moyens de sécurité et de création d’un certain nombre de service publics, apprend-on. Ainsi, l’investissement industriel privé à Bordj Bou-Arréridj s’est introduit progressivement dans le quotidien de la population pour la plus grande joie des patrons, des commerçants et du marché du travail. La seule zone industrielle de la commune de Bordj Bou-Arréridj génère actuellement plus de 7 500 postes de travail. Tous les espoirs sont permis si l’on prend en considération que plus de 120 demandes d’investissements industriels privés sont en attente d’octroi d’assiettes foncières pour la réalisation d’entreprises. Dans cette perspective, le chef de l’exécutif de la wilaya a annoncé tout dernièrement la création d’une nouvelle « ville industrielle intégrée » au lieu-dit Mechta-Fatima dans la commune d’El-Hammadia sur un périmètre de plus de 300 ha. Un bureau d’études est déjà sur le terrain pour finaliser techniquement ce projet. Cette ville industrielle est traversée par la RN 45 reliant Bordj Bou-Arréridj à M’sila et également traversée par la future voie ferroviaire Bordj Bou-Arréridj-M’sila. Pour le chef de l’exécutif de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, tous ces avantages incitatifs accordés aux investisseurs privés, constituent un levier destiné à promouvoir une stratégie nationale de développement qui tienne également compte de la nécessité de promouvoir toutes les régions du pays, tels que défini dans le programme du président de la République. Ce processus, dira encore M. Kadid Abderrahmane, sera promu et amélioré chaque fois qu’il permettra la modernisation de l’outil productif, le renforcement de la compétitivité ainsi que la création de richesses et d’emplois supplémentaires. Concernant les assiettes du foncier industriel non exploitées, le wali de Bordj Bou-Arréridj a précisé que toutes les dispositions pour la récupération des 30 sites en question ont été prises et cela permettra de répondre aux demandes d’investissement industriel insatisfaites à ce jour.

Le secteur privé économique au niveau de la capitale des Bibans est tout de même en train de se frayer une voie pour être réellement un instrument et un outil au service du développement national. Aussi, le premier responsable de la wilaya est catégorique pour affirmer que tout devrait être repensé au niveau de ces unités et entreprises privées. Et si la notion d’investissement privée est beaucoup plus connue pour être essentiellement juridique et comptable, sa réalité, dira encore le wali « est avant tout économique et sociale ». L’heure doit être aux nouvelles orientations politiques, économiques et sociales dans le cadre de l’économie de marché qui ne sera ni une économie de bazar ni un bradage de la richesse nationale, tout comme elle ne sera ni un nouveau dogme ni encore moins un slogan, dira encore le wali de Bordj Bou-Arréridj avant de conclure que « l’Algérie est interpellée pour maintenir ce rythme de développement non seulement pour résorber ses retards mais aussi pour se préparer à faire face à deux défis majeurs, le premier est celui de son adaptation à la compétitivité économique qui s’impose dès la prochaine année avec l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne et l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le second est celui de la création d’une richesse suffisante et durable pour préparer l’ère de l’après-pétrole ».

Ahmed Sabar

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria