Les souffrances des internautes

, par  Layachi Salah Eddine, Le Soir d’Algérie. , popularité : 1%

Coupures fréquentes, mauvais débit, les internautes et les cybercafés n’en finissent pas de se plaindre auprès de la direction d’Algérie Télécom de Bordj Bou-Arréridj.

Cette dernière fait la sourde oreille ou donne comme explication bateau : « Vous avez un virus dans votre micro », « vous n’avez pas bien introduit votre mot de passe », « votre ligne téléphonique est défectueuse », « nous prenons en charge votre réclamation »…

En fait, l’ADSL à Bordj-Bou- Arréridj n’est pas vraiment ADSL puisque le débit proposé au public ne répond pas à ses attentes. Et pour cause. Le problème que connaît le domaine des télécommunications, notamment le développement de l’ADSL, est que les infrastructures existantes sont en mauvais état et cela est dû soit à la mauvaise qualité de la fibre optique ou à son âge, ou peut-être que les techniciens qui les entretiennent ne sont pas formés aux nouvelles technologies.

En effet, les connexions inter-wilayas en fibre optique sont en mauvais état, notamment à cause des nombreux incidents qui surviennent lors des travaux de construction ou d’aménagement. Donc la fibre optique est endommagée et elle ne permet pas la circulation de l’information, même chose pour les lignes locales qui sont en cuivre. Ajouter à cela l’incompétence du technicien. Tous ses paramètres sanctionnent les internautes.

Il va sans dire que pour avoir une connexion ADSL digne de ce nom, il faut revoir toute l’infrastructure téléphonique et équiper de nouveaux circuits le serveur central. A cet titre les nouvelles technologies sont autre chose que des gadgets de la modernité réservés à une élite aisée. Elles représentent un espoir de réponse aux besoins en éducation et en formation des populations les plus pauvres, un outil pour assurer l’accès au savoir à ceux qui en sont exclus. Un des enjeux majeurs du XXIe siècle sera de faire en sorte que les nouvelles technologies participent à l’abolition des distances entre pays riches et pays pauvres et au sein de chaque société entre ceux qui détiennent le savoir et ceux qui sont condamnés à suivre de loin une évolution qu’ils ne maîtrisent pas. Inclure les exclus, toucher les « intouchables » de l’éducation, tel est désormais le défi. Actuellement, la direction d’Algérie Télécom de Bordj Bou- Arréridj par son laisser-aller élargit le fossé entre certaines wilayas qui connaissent rarement des coupures de connexion.

En tout état de cause investir massivement dans les infrastructures du savoir, de la communication et de l’information qui, sur le long ferme, peuvent s’avérer plus rentables que les infrastructures routières ou des projets classiques d’éducation.

Layachi Salah Eddine

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria