Retard dans le lancement de l’autorail

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L’autorail de l’Est n’emmènera pas des estivants sur les plages cet été. « La flèche bleue » que l’on promettait à des usagers du rail qui en avaient marre des trains poussifs restera finalement dans les ateliers et ne mettra le nez dehors que pour des essais, encore des essais qui n’en finissent pas.

L’autorail a mis le cap sur Sétif, dimanche dernier, à partir de Constantine, et fera la même chose en direction de Annaba, lundi dernier. « Nous sommes en train de faire les derniers réglages », nous dira un cheminot rencontré sur les quais. Mais, quant à la date effective du lancement de l’autorail, rien n’a filtré. Pourtant, que de satisfecit lors de la visite du wali à la SNTF à l’occasion de la réception de l’autorail le 27 mai dernier ! Ce même wali a exhorté les responsables à redoubler d’efforts « pour que l’autorail soit prêt pour la saison estivale, du moins entre Constantine, Annaba et Skikda », et ce afin que les estivants profitent de la grande bleue en empruntant un moyen de transport moderne. Cela devait se faire au plus tard à la fin du mois de juin dernier, du moins pour les villes côtières. Hélas, le mois de juin, étant à inscrire au passé, l’on reparlera de l’autorail, discrètement, au début du mois de juillet, puis c’est le silence radio . Au niveau des ateliers de Constantine, l’on nous a assuré que « le personnel adéquat a été formé il y a longtemps. Les essais ont été concluants. Si un problème se pose, il doit se situer au niveau des rails ».

Il faut savoir que l’état des rails, au niveau de l’est algérien, pose toujours problème, malgré des travaux de réfection pratiquement en non-stop. La wilaya de Bordj Bou Arréridj, et celle de Skikda étant les plus « atteintes », surtout au niveau du tunnel de Ramdane Djamel, il n’en demeure pas moins que les abords de Constantine, comme au niveau de Békira, restent de véritables freins, sans jeu de mots, pour qu’un train, fusse-t-il le nouvel autorail, puisse atteindre des pointes de vitesses respectables. Quand on sait que ce même autorail peut « grimper » jusqu’à 160 km/h sur des rails adéquats, l’on ne peut que rester sceptique par rapport à de telles performances. Au niveau de la direction régionale de Constantine, c’est le black-out total. Aucun cadre n’a pu nous renseigner sur les impondérables qui ont retardé la mise sur les…rails de l’autorail. « Nous avons des dizaines de cadres, mais personne ne veut prendre la responsabilité de donner le Ok pour la mise en service », nous dira-t-on, toujours au niveau des ateliers. Finalement, ce sera à la direction générale, à Alger, de nous informer que « des instructions fermes ont été données pour que l’autorail roule à partir du vendredi 25 juillet, uniquement vers Annaba, avec deux voyages en aller-retour par jour ». Malheureusement, la même direction se rétractera quelques heures plus tard pour préciser que « d’autres essais sont nécessaires avant la mise en circulation de l’autorail, et que de ce fait l’inauguration du 25 juillet est reportée à une date ultérieure ». Il faut néanmoins savoir aussi que pour les autres destinations de l’autorail, à savoir Sétif, Jijel, Skikda, Bordj Bou Arréridj, Biskra et Aïn Béïda, rien n’a filtré, car l’information récoltée auprès de la direction générale n’y fait aucune allusion.

Par Hamid Bellagha, El Watan

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria